Journal Schweiz Arch Tierheilkd  
Verlag GST  
Heft Band 168, Heft 6,
juin 2026
 
ISSN (print) 0036-7281  
ISSN (online) 1664-2848  
online seit 02 juin 2026  
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Communication de l'association

Internats: développer et mettre en réseau son expertise

Annik Steiner

Linda Mariotti effectue un internat à la Faculté Vetsuisse de Berne. Elle apprécie les échanges avec les spécialistes et la diversité des tâches.

«Les premiers mois d’internat ont été exigeants», se souvient Linda Mariotti. «Nous étions désormais vétérinaires, et non plus étudiantes et étudiants.» Cette Tessinoise de 28 ans a commencé un internat rotatoire à la Clinique pour petits animaux de Berne il y a un an. Cet internat dure deux ans au total; au cours de la deuxième année, elle peut consacrer 50 % de son temps de travail à sa thèse de doctorat.
Linda Mariotti a commencé son internat après avoir réussi son examen d’État et effectué un voyage d’un mois au Vietnam. Elle a pris cette décision durant les rotations de sa cinquième année d’études. «Je voulais approfondir mes connaissances et en apprendre encore davantage, afin de pouvoir commencer à exercer avec de solides compétences professionnelles.»

La routine s’installe 

Au cours des six premières semaines de son internat, Linda Mariotti a passé une semaine dans chacun des services afin de se familiariser avec son travail: urgences, médecine interne, chirurgie, neurologie, anesthésie et radiologie. Elle a ensuite été pleinement impliquée dans l’activité clinique et a pris en charge ses propres cas. «Au début, je n’avais pas encore acquis les automatismes, c’était exigeant», raconte-t-elle. «Mais avec le temps, on gagne en efficacité dans les tâches quotidiennes, et les choses deviennent plus faciles.»

Le fait que l’équipe se réunisse chaque matin et chaque soir pour discuter du programme de la journée et des cas à traiter l’a beaucoup aidée. Elle peut en outre demander conseil à tout moment; pendant les gardes de nuit, quelqu’un est toujours joignable par téléphone. Des formations postgrades et des Journal Clubs ont également lieu régulièrement. Linda Mariotti apprécie beaucoup la présence de nombreux autres jeunes vétérinaires au sein de l’équipe de la Clinique pour petits animaux: près de 20 internes y travaillent actuellement. «Il y a ainsi toujours quelqu’un avec qui échanger, par exemple après un échange difficile avec des propriétaires d’animaux.» Deux fois par mois, les internes se retrouvent si possible autour d’un repas.

Les journées en internat sont souvent longues et le temps libre parfois limité. Linda Mariotti déclare: «Se lancer dans un internat demande un certain engagement.» 

Ai-je la motivation nécessaire pour m’investir autant?

Il faut donc avoir la motivation nécessaire pour continuer à apprendre, se montrer flexible quant aux horaires de travail et faire preuve de tolérance et d’ouverture d’esprit envers les autres. «Chez nous, la composition de l’équipe change chaque semaine.» Elle recommande aux personnes intéressées par un internat de se demander s’il est nécessaire pour l’activité professionnelle qu’elles souhaitent exercer et si elles sont prêtes à s’investir autant.

Linda Mariotti n’a quant à elle jamais regretté son choix: «J’apprécie la diversité, le dynamisme et la variété des tâches. Aucun jour ne ressemble au précédent, et je viens toujours travailler avec plaisir.» Ce qui motive particulièrement la jeune vétérinaire, c’est de pouvoir suivre un animal sur le long terme et de nouer une relation de confiance avec ses propriétaires.

Échanger, acquérir des connaissances, se créer un réseau et mettre tout cela en pratique dans son travail: c’est ce qui fascine Linda Mariotti. «Ici, je suis en contact direct avec de nombreux spécialistes et je peux bénéficier de leur expérience.» Après son internat, elle souhaite approfondir ses connaissances spécialisées et obtenir le titre de vétérinaire spécialisé FVH pour petits animaux.

Linda Mariotti apprécie particulièrement de pouvoir discuter en profondeur de la meilleure approche à adopter pour traiter un cas. © SVS

Guide de la SVS: Critères de qualité minimaux

Les internats ont pour but de préparer les vétérinaires en début de carrière à fournir des prestations vétérinaires de haute qualité dans le secteur privé ou à se spécialiser dans un domaine particulier. Un internat rotatoire est obligatoire pour obtenir le titre de vétérinaire spécialisé FVH pour petits animaux. L’objectif de la SVS et de ses sections est de promouvoir la qualité de l’exercice de la profession vétérinaire. C’est la raison pour laquelle, à l’initiative de sa commission youngVets, la SVS a élaboré un guide définissant des critères minimaux pour les internats, en étroite collaboration avec ses sections spécialisées et en s’appuyant sur des directives internationales. Ce guide contient notamment des recommandations relatives au contenu, au niveau de responsabilité et aux conditions de travail. Ces recommandations s’adressent aux internes ainsi qu’aux institutions vétérinaires qui proposent des internats et des résidences. Elles peuvent servir à discuter des attentes mutuelles avant le début du programme, à en définir les points clés et à les réexaminer régulièrement. 

 
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