Espace membre

Vous n'êtes pas connecté

Journal Schweiz Arch Tierheilkd  
Verlag GST  
Heft Band 161, Heft 5,
mai 2019
 
ISSN (print) 0036-7281  
ISSN (online) 1664-2848  
online seit 03 mai 2019  
SAT archive search
Extended search

Communication de l'association

Congrès «La protection des animaux en point de mire»

La pesée des intérêts est de plus en plus exigeante

www.gstsvs.ch/protection-animaux

Lors du congrès «La protection des animaux en point de mire», les vétérinaires ont débattu des enjeux de la protection des animaux au quotidien et esquissé des champs d’action potentiels.

Le 21 mars 2019, des vétérinaires issus des services officiels ou de la pratique se sont rencontrés dans le cadre du congrès «La protection des animaux en point de mire», organisé à Berne, pour illustrer les différents rôles et champs d’action rencontrés dans la protection des animaux. Le déclencheur avait notamment été le cas Hefenhofen TG, qui avait fait beaucoup de bruit dans les médias durant l’été 2017. Le cas avait aussi grandement préoccupé les vétérinaires. Le congrès, organisé par la Société des Vétérinaires Suisses (SVS) en collaboration avec l’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV) et l’Association suisse des vétérinaires cantonaux (ASVC), constitue une étape importante pour renforcer la collaboration entre les vétérinaires travaillant dans les services officiels et ceux issus de la pratique, et ainsi reconnaître à temps les facteurs de risques relatifs aux cas de protection des animaux.

Assurer une communication ouverte

La santé et le bien-être des animaux sont des priorités pour les vétérinaires. Jour après jour, ils doivent faire le grand-écart entre les souhaits et les attentes des clients, les dispositions légales et leurs propres convictions. C’est un véritable défi que de faire concorder toutes ces exigences. Sous la devise «se comprendre mutuellement et apprendre les uns des autres», des orateurs issus des services officiels comme de la pratique ont illustrés les champs d’action de même que les obstacles éventuels dans les cas relevant de la protection des animaux. Des spécialistes du Groupe de protection de l’enfance de la Clinique universitaire de Berne ou encore de l’Autorité de protection de l’enfant et de l’adulte (APEA) ont montré, par leurs exposés, les parallèles existants entre la protection de l’enfance et celle des animaux. L’important, dans tous les cas, est de reconnaître le plus tôt possible une mise en danger éventuelle. Une communication ouverte entre toutes les instances est la clé d’une reconnaissance précoce des cas de protection des animaux.
La question de savoir où débute la souffrance animale, jusqu’où peut aller un traitement médical envisageable et à partir de quand une annonce au Service vétérinaire s’avère appropriée, n’a cependant pas toujours de réponse univoque. Les vétérinaires se retrouvent fréquemment face à la question de savoir si un traitement lourd est approprié ou s’il ne faudrait pas plutôt délivrer l’animal de ses souffrances. De telles décisions doivent être prises en commun avec les détenteurs d’animaux. Mais que faire, lors que le détenteur et le vétérinaire ne sont pas du même avis? De nos jours, les clients se tournent très rapidement vers les médias ou donnent libre court à leur mécontentement face à la prestation vétérinaire dans les médias sociaux. Les vétérinaires doivent apprendre à vivre avec cela, raison pour laquelle ils ont besoin du soutien correspondant de services indépendants.

Les importations de chiens constituent une autre problématique récurrente des dernières années. Le commerce en ligne de chiens est en pleine expansion. Beaucoup d’animaux entrent en Suisse de manière illégale, qui souvent sont malades ou proviennent de pays à risque de rage. Le premier interlocuteur pour les détenteurs de chiens est usuellement le vétérinaire, qui doit informer et, dans les cas plus malheureux, euthanasier l’animal. Le congrès voulait apprendre à sonder de telles situations exigeantes au plan émotionnel. Il montrait la difficulté de peser les intérêts de l’homme et de l’animal et, par conséquent de prendre les bonnes décisions dans le cas d’espèce.

Créer une base commune pour les échanges

Le congrès a permis d’esquisser des champs d’action que les vétérinaires estiment prioritaires pour la collaboration dans le secteur de la protection des animaux. On y a d’une part exprimé le vœu d’améliorer la reconnaissance précoce et de renforcer l’information des vétérinaires sur les options d’action dans les cas relevant de la protection des animaux. La création d’un groupe de protection des animaux ayant pour tâche d’assurer un échange actif entre les différents acteurs des services officiels et de la pratique était une autre piste relevée.

Reto Wyss, vétérinaire cantonal bernois, parle des «Lessons learned» des cas de ­protection des animaux du passé.
Se comprendre mutuellement et apprendre les uns des autres: vétérinaires, médecins et juristes discutent ensemble.
Une centaine de personnes étaient venues suivre le programme captivant du congrès.
 
TYPO3 Agentur